INCERTITUDES

Questionnements, recherches et quotidien. Nuages, intempéries et bouillonnements. Sourires, joies et bonheurs.

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Emplacement : Québec, Canada

Je suis le reflet de la perception de mes semblables.

25.5.08

Adieu ou au revoir

Voici presque trois semaines maintenant que j'oscille entre ces phases de la théorie du deuil: déni, colère, marchandage, dépression, acceptation...

Même à travers les modèles théoriques, je me perds.

Tu me manques.

Merde!

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17.5.08

Paix


Les meilleurs moments pour moi sont ceux où je m'écoute et respecte mon propre rythme... comme aujourd'hui.


Je suis seule, physiquement et psychologiquement. C'est une journée magnifique. Je la vie exactement comme je l'entends.
Est-ce égoïste? Peut-être dans votre œil mais je ne m'en sens pas affectée.
Je suis bien et c'est un état d'esprit très précieux.

Bonne journée!



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4.5.08

Introspection humide

Cette nature qui est mienne. Qui me pousse vert l'isolement, l'introspection, les continuelles remises en question, la révolte de ce qui est. Je suis cela, victime de l'inné, façonnée par l'acquis. Prise dans une enveloppe charnelle et psychique lourde et contraignante. Enchevêtrée dans ces réactions, ces automatismes qui guident mes jours. À trop voir pour me laisser prendre, à trop être aveugle pour saisir. Freinée parce que tellement conditionnée.
S'observer et se trouver nulle mais ne pas pouvoir s'en sortir, patauger dans la boue de l'impuissance. Ne jamais accepter ce que je suis, me révolter contre ce moi. Inutile, échec assuré. Ne pas vouloir utiliser la fuite, désirer faire face, assumer. Réaliser sa propre lâcheté. Se croire forte, imperturbable. Avoir l'impression de n'avoir aucune emprise, aucun contrôle. Être condamnée à exister en voyant les masques, les manèges, les peurs, les faiblesses. Manquer d'air et chercher un petit trou dans la glace pour respirer. Vouloir anesthésier l'expérience pour être comme les autres, savoir que ça ne fonctionnera pas pour soi. Réaliser parler un autre langage, sentir la réticence de la différence. Partir en courant et se trouver mauvaise dans cette scène.

Malgré tout, demeurer sereine. Accepter n'avoir aucune emprise. Accepter les quarante premières années de ma vie. Accepter les quarante prochaines. Accepter ma propre expérience et arrêter maintenant de vouloir me comparer.


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20.4.08

Toi

Je vogue dans l'inconnu
Sur une mer que je n'ai pas encore fréquentée

À travers le voile des années d'expérimentation
De tâtonnement et de recherche
Une expérience nouvelle se déroule
Des sentiments vécus
Vécus autrement, différement
La raison se mêlant à la passion
La confusion à la déraison

Je te haïs, je t'adore
Je te désire, je te repousse
Tu me reprends, je m'offre
Je rage de faire mes bagages
Les larmes envahissent mes joues
Tu me ramène à la raison
Me retiens, me reprends

Je bascule dans l'attachement
Tu me repousse, m'éloigne
Je m'en vais, tu reviens et me soulève passionnément

Tu es mon amour, tu es ma rage
Je te veux entier, complètement
J'ai peur, j'ai l'impression de faire fausse route
Et puis le sentiment d'avoir trouvé

Je vogue sur une mer inconnue
Une mer nouvelle dont je n'arrive
Pas à comprendre les vagues
Mais j'ai envie de demeurer sur le navire...

Encore un peu... beaucoup... passionnément

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5.8.07

Attentes


Même s'il est tout à fait clair pour moi que de les entretenir ne cause que souffrance car la plupart du temps elles ne se réalisent pas, les attentes surgissent d'elles-mêmes. Par un mécanisme que je ne contrôle pas, je constate leur présence uniquement lorsqu'émerge cette sensation désagréable en moi, conséquence de leur échec. À ce moment seulement je vois que j'ai vécu pendant quelques temps dans le monde irréel de mes attentes.


Ceci m'amène à me questionner: combien de minutes par jour est-ce que je vis dans le monde réel, vraiment?

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14.7.07

Heureuse



Un petit clin d'oeil aujourd'hui juste pour dire merci. Merci à qui, à quoi? À la vie, encore une fois. Je sais, je me répète. Mais c'est trop fort pour ne pas le souligner. Elle me fait régulièrement cambrer de peur mais au bout du compte, elle finit toujours par me combler. Il sagit de saisir l'instant et d'écouter ce qu'elle me chante. Lui faire confiance encore, encore et encore... Ouais!

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4.7.07

Les bons mots


Comment dire à quelqu'un qu'il nous plaît et qu'on aimerait le revoir mais sans attente ni désir particulier. Envie seulement de dialoguer pour le connaître davantage et peut-être devenir éventuellement son amie. Quels mots utiliser pour ne pas lui faire peur, lui faire comprendre que je ne cherche ni ne sais posséder ou brimer... Quels sont les mots à choisir pour qu'il se sente libre de répondre sa vérité... Je suis souvent peu habile pour ces choses. Pendant que je me creuse les méninges, rien ne se concrétise. Évidemment de trop penser, je tourne en rond. C'est un débat intérieur sans issue.
Comme souvent, je choisis d'abandonner et de faire confiance à la vie. C'est habituellement pour moi la meilleure solution.


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15.4.07

Je reviendrai


Plus le temps d'écrire ici.
Journées remplies
Coeur parfois lourd
Ou parfois léger comme la plume
Idées qui s'envolent au vent
Vent parfois violent
Ne parviens pas à en attraper
Pour déposer ou démêler
Surtout, ne pas perdre confiance.

Je reviendrai...

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22.2.07

Toi

Les minutes, les heures et les journées défilent
Tu te fais silence
Encore et sans répit, tu reviens en moi
Ta voix, ton visage, ton corps, ton odeur

La sensation de tes mains sur ma peau
Je te vois, je te sens, je te ressens
Parfois objet de désir
Souvent objet d’angoisse ou de crainte
Je me retrouve face à cette réalité qui me pèse

Ces mois de complicité ont créé la reconnaissance
La tendresse et l’attachement
Et maintenant, cette lourde absence

J’aimerais tant avoir le contrôle de ces émotions
Pouvoir te laisser te dissoudre
Comme une simple idée passagère
Mais il y a de ces pensées
De celles qui se juxtaposent aux sentiments
Dont on perd totalement le contrôle
Car elles possèdent une empreinte quasi indélibile
Elles se font récurrentes et parviennent à miner le quotidien
Même par la volonté de la raison
Elles demandent une éternité
Avant de ne plus hanter le mental entêté

Difficulté à accepter l’état actuel de notre histoire
Cette indéfinition que j’appréciais jadis
Est devenue imprécision m'obsédant maintenant trop souvent

Il y a évidemment des moments ou j’arrive à continuer
Sans savoir, sans être rassurée
Mais il y en a d’autres ou je ne fais que rêver
De pouvoir enfin connaître la suite
Que cette histoire puisse soit se vivre, soit se terminer
Ou du moins emprunter une avenue plus définie
Seulement savoir…


Car de trop penser, ma tête veut parfois éclater.


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18.2.07

L'attachement

Un sentiment commun aux hommes, aux animaux et peut-être à d’autres êtres vivants sous des formes plus subtiles…

Il vient de l’habitude, de l’impression de connaître,
d'une sensation de sécurité créée par la familiarité
Il rend l’absence pénible et la présence toujours trop courte
Sourde angoisse de séparation
Ne plus revoir, ne plus toucher, ne plus sentir ce que l'on reconnaît
Un manque viscéral ressenti au plus profond des chairs
Qui ne fait que grandir dans le temps et le silence
Et dont la raison ne possède pas les clés pour appaiser
Déraisonnable inquiétude qui perd le contrôle
Pouvant même parfois entraîner des comportements innapropriés
Qu’aucun remord n’arrivera à faire oublier

Mal surnois ressenti dans le bas-ventre qui surprend sans crier gare
Au moment où l'on croyait avoir retrouvé le calme
Pour arriver enfin à continuer sans cette présence connue, chaude et rassurante…

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14.1.07

Puissante peur

Pour arriver à exprimer les milles doutes qui m’assaillent, je n’ai que l’encre et le papier. De la bouche ne sort que verbiage et confusion. Devant l'encombrant fardeau de mes peurs, je me trouve dans un état qui me semble nouveau. La vie m’apporte ce que j’ai demandé et maintenant que, comme sur un plateau d’argent, ceci m’est servi avec générosité, je me surprend à vasciller. Je suis le petit enfant qui imagine un monstre en observant le reflet de la lune sur les murs de sa chambre. Je n’ai aucun repère, mes balises se sont évanouies. Le cœur qui s’était toujours gardé de pierre a voulu la candeur. La vulnérabilité a fleuri avec une sensation nouvelle de découvrir un lieu inconnu et tellement insécurisant. Apprentissage qui voudrait pouvoir se conforter en regardant derrière. Il ne retrouve toutefois aucune bouée dans le passé, aucun salut dans les mémoires. L’être fait face à sa propre finitude. Il retient son souffle. La crainte du gouffre l’assaille. Il ne connaît pas. C’est un enfant au berceau. Mais profondément, bien cachée dans l’armure qui n’est toujours que craquée, la flamme brûle avec puissance. Elle s’alimente d’une force indestructible ne craignant pas le doute. Elle est soldat au combat. Elle clame à celle qui a peur, d’avoir confiance, lui rappelle que dans l’abandon elle peut toujours puiser sa force. Elle lui dit de regarder droit devant, de ne pas fléchir les genoux, de ne pas considérer ce qui a été mais plutôt ce qui est. Elle lui dit qu’il est inutile de vouloir comprendre, savoir, deviner ou anticiper. Seulement faire confiance, encore et encore pour transpercer le brouillard avec la conviction que de l’autre côté se trouve le plus beau paysage qu’elle sera appelée à contempler de toute son existence.

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19.11.06

Inconditionnel amour?

Amour : mot bafoué

Je ne sais pas aimer;
Je suis doutes, incertitudes, besoins

Je ne sais pas aimer;
Je suis manque, histoire, page raturée

Je ne sais pas aimer;
Je m’oublie, je m’efface, je m’ignore
Je t’oublie, je te piétine, je te viole

L’amour véritable est libéré du passé
Des peurs, des insécurités,
Des attentes, des exigences,
Des contraintes que celui-ci engendre

Il est écoute et inclusion
Il ne doute pas car il voit
Permettant à l’autre d’être humain; complètement
Il est ouverture inconditionnelle à ce qui est
Acceuil chaleureux et générosité désintéressée
Parce qu’il n’existe pas dans la pensée,
Il ne sait ni calculer, ni organiser
Il est impuissant à comprendre ou expliquer
Il n’a pas de fondement ou de nécessité

Sa source est au delà du connu

L’amour véritable est Amour

Mais je ne sais pas aimer...

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14.10.06

Célibat

Posted by Picasa

J’utilise peu cette tribune pour me raconter. J’ai pensé le faire aujourd’hui parce que le sujet en titre me préoccupe particulièrement ces jours-ci. Comme il y en a certains qui consacrent leur blogue en entier à la cause, je me dis que je n’ai rien à perdre à en parler un peu ici. Je lance le foulard au vent et qui sait, peut-être que « l’Homme » se pointera pour le saisir au vol.

Il y a maintenant 24 mois, je devenais officiellement célibataire. Depuis le début de ma vie en solo, plusieurs bons samaritains autour de moi ont cherché à me « matcher ». À chaque fois, j’ai grimaçé à l’idée et j’ai répondu que je n’étais pas prête ni à rencontrer ni à revenir en couple. J’ai tellement refusé d’occasions que mon entourage s’est finalement épuisé à vouloir m’aider. Mais voilà que depuis quelques temps, un petit démon veut s’éveiller en moi. Je pense sérieusement à me « remettre sur le marché ». Une amie me parlait l’autre jour des sites Internet de rencontres. Ceci semble être bénéfique pour certains. Il y en a même des exemples plutôt éloquents autour de moi… Personnellement, je n’aime pas tellement l’idée. Cette option m’apparaît comme être au supermarché devant le rayon des produits en conserve: surtout ne pas trop se fier à la photo sur l’emballage, prendre la peine de lire les étiquettes de tous les pots pour avoir une certaine idée de ce que l'on va se mettre sous la dent. Et encore là, aucun indice sur le goût et la texture finale du produit!! Je trouve tellement limitatif de me décrire en quelques points. Ceci me donne l'impression de devoir me comparer à de la marchandise. Et puis ces démarches doivent demander un temps fou à gérer. Ouf!! Très peu pour moi. Bah… Peut-être qu’en dernier recours, quand je deviendrai aigrie de ma vie de matante, je m’y mettrai. Pour l’instant, je ne suis pas encore résignée à cette option.

Je suis probablement une petite fille qui a trop lu de contes fantastiques. Je suis une rêveuse qui veut croire au hasard. Je fabule à l'idée que mon prince charmant se présentera sans que j’aie à le rechercher. Je rêve sincèrement que cette fois-ci ce soit « le bon ». Je veux dire par là que je veux rencontrer une personne avec laquelle je serai en harmonie et ceci pour longtemps, longtemps. Qui sait, il se dirige peut-être vers moi tout doucement. Je veux imaginer que nos routes se croiseront au moment opportun. J’ai pensé qu’en parler ici pourrait peut-être l'aider à trouver son chemin.
Est-ce que par hasard quelqu’un l’aurait vu passer?


n.b. La photo, c'est le comédien Sylvain Carrier... très beau bonhomme! Je n'ai pas publié cette photo pour exposer le type recherché: l'apparence physique n'est pas le premier critère pour moi. Le cliché est ici pour vous faire parler un peu c'est tout!!

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11.10.06

Compagnon de voyage


L’éclairage du jour semble peu à peu changer de teinte
L’horizon se pare d’une lumière nouvelle
Après une longue hibernation, le corps semble vouloir s’éveiller
Son havre actuel lui paraît moins attrayant
Il ressent l’envie d’explorer de nouveaux univers
Le cœur de son côté se met tout doucement
À la recherche d’une petite brèche dans l’armure où se faufiler
Il est encore craintif mais sent qu’il retrouve peu à peu sa force
Le neurones sont en ébullition
Les idées jaillissent, se croisent et s’entrecroisent
Un jour tout est jaune, le lendemain c’est bleu
Le jour d’après, il y a du rouge, du vert et du turquoise..


C’est le retour du mouvement
Le metteur en scène de ma vie
Le jongleur du moi
Le compositeur de mon « Je »


Il ne m’est pas étranger. Même que je le connais très bien. Ce n’est pas un ami. Je le qualifierais plutôt de compagnon de voyage. Si on m'avait demandé mon avis, je ne l’aurais probablement pas choisi. Il s’est imposé de lui-même. Il est mon histoire et probablement aussi mon devenir. Je le sens se pointer à l’avance et je le crains toujours un peu. Je sais qu'il emporte souvent avec lui un vent puissant de bouleversements. Je ne sais pas quel moment il choisira pour m’entraîner à nouveau dans sa grande vague contre laquelle j’ai compris qu’il est inutile de lutter car elle domine tout. À chacune de nos expéditions, je ne connais pas clairement d’avance la destination. La force de mon compagnon surpasse celle de ma volonté.
Lorsque tous les éléments seront en place, je sais qu'il m’entraînera encore une fois avec lui. Il me prendra la main et guidera mes pas. Je me retrouverai alors de l’autre côté de la vague, avec une vie transformée où j’établirai ma base pour un temps. Jusqu’au jour où mon vieux compagnon reviendra me tendre la main à nouveau… Une peur se profile toutefois à l’horizon maintenant, celle que mon compagnon me trouve un jour trop épuisée pour m'abandonner une fois de plus à ses volontés.


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10.9.06

À l’aube de la quarantaine…ou presque!


Une année de plus sur cette terre a débutée hier. Avec le changement des chiffres au compteur des années, la machine à réflexions s’est activée.

Je me rend compte que plus j’avance en âge, plus j’ai de la facilité à me souvenir de certains évènements de ma jeunesse et en même temps, de certaines pensées que j’entretenais à l’époque.

Au début de la vingtaine, j’imaginais me marier bientôt, avoir probablement deux enfants, vivre dans une grande maison loin de la ville et posséder un chalet près d’un beau lac paisible pour mes escapades de fin de semaine. Le modèle traditionnel quoi! À cette époque je ne pouvais envisager d’aucune manière comment cette existence qui est la mienne me conduirait sur d’autres chemins.

Avec un peu de recul, j'observe aujourd’hui les parcours que j’ai empruntés, les montagnes russes de mon expérience, pour réaliser que ceux-ci furent bien différents de l’histoire que je me racontais. En regardant cela, je ne sens pas de regret, aucune amertume, juste une drôle d’impression d’étrangeté… Un peu comme si je secouais la tête pour chasser un étourdissement et que la sensation demeurait présente.

Mon parcours n’est visiblement pas empreint des modèles traditionnels de notre société. Il a été et se poursuit encore sur un petit sentier qui contourne les chemins les plus fréquentés. Il les croise à l’occasion mais parvient très rarement à les emprunter. Trop droits, trop égalisés, trop réguliers, trop, trop, trop… Ils ne semblent pas faits pour moi. Le chemin de Clau n’est pas cela.
Ceux qui observent des croyances me diront que c’est mon « karma », mon « destin », le « parcours que Dieu avait décidé pour moi ». Personnellement, je crois de moins en moins à un but, un rôle ou une destinée. Il m’apparaît que nous sommes nés pour vivre et survivre un point c’est tout. Le reste, on se l’invente pour donner un sens à tout ce non sens. À quoi tout cela servirait sinon!

Je pensais cette semaine que le prochain modèle dans lequel je risque d'entrer est celui de « vieille fille » et ceci me faisait rire! Je suis heureuse de mon chemin de vie. Bien sûr, je suis sans cesse rattrapée par le prêt à penser se plaisant à me répéter : « Tu as quelque peu raté ton coup ma chère ». Mais, j’apprend tranquillement à saisir son petit jeu et à ne plus le laisser éteindre l’étincelle qui subsiste en moi et me permet de savourer ce cadeau magnifique qu’est la vie!

Merci à tous les cocos et les cocottes qui ont souligné mon anniversaire et m’ont offert leurs regards, leur tendresse et leurs câlins démontrants ainsi le plus grand sentiment que l’être humain connaisse!


À bientôt.

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7.5.06

Page blanche


Le syndrôme de la page blanche,
Est-ce que c’est quand on a envie d’écrire
mais que tous les mots que l’on couche sur le papier nous semblent vides de sens et inutiles?

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1.5.06

Le temps qui passe...


Les jours, les mois, les années défilent
Parfois au compte-gouttes,

souvent plus vite qu’il est possible de les compter
Le cœur meurtrie par toutes les déchirures

a conservé la force de ses vingt ans
Mais….
Il y a des jours où tout est rose, la vie paraît pleine de promesses
Il y a ces jours de faiblesse où le corps est las
Où le cœur ne ressent que le cuisant goût de l’échec
Une opression dans la poitrine, l’impression d’être passé à côté
À côté de quoi?

L’impression que la beauté est à l’extérieur
Et qu’à l’intérieur il n’y a rien d’attirant
Cet arrière goût âcre que laisse l’absence
L’absence de présence
Cette impression de ne convenir à aucun modèle, à aucune norme
La solitude, résultat de ce sentiment de ne pas croiser ceux qui nous ressemblent
La perception profonde d’être mal saisi, incompris

Pourquoi cette vie là et pas celle de l’autre?
Pourquoi ne pas faire parti de ceux
qui ne ressentent pas le besoin
de tout remettre constamment en question?
Sans tous les questionnements, la vie aurait peut-être été plus facile?
Sans les milles départs et les milles arrivées,

aurait-elle semblée plus accomplie?

Inventer des réponses à ces questions

ne servirait qu’à calmer l’agitation des neurones…
Vouloir apposer un sens à cela ne serait que foutaise et perte de temps
Il n’y a plus rien à ajouter maintenant
Car les réponses existent dans l’essence même des questions.
Mais comme c’est dérangeant de l’accepter!


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19.4.06

Ma grande carte

J’ai reçu un cadeau en fin de semaine, une très grande carte remplie de mots.

Les mots représentent notre outil le plus sophistiqué pour communiquer entre nous.
Ils sont notre moyen pour tenter de décrire le plus précisément possible nos pensées et nos émotions.
Ils peuvent emprunter tous les adjectifs comme beaux, laids, gentils ou méchants.

Ils peuvent susciter une gamme infinie de réactions chez ceux qui les reçoivent.
Ils sont pouvoir et c’est pour cette raison qu’il est primordial de prendre grand soin de la façon dont on les utilise.
Ils peuvent facilement devenir le combustible alimentant les plus grandes guerres.

Le langage est ce qui nous distingue de tous les autres êtres vivants.
Il est notre d’influence suprême auprès de nos semblables.
Il a le pouvoir d’amorcer des changements dans les mentalités et dans notre monde.
Si les mots sont utilisés avec discernement et intelligence, ils propagent la paix et l’amour.

Les mots de ma grande carte me parlent de respect, d’amour, de générosité, de pardon, de grandeur et de beauté, de réconciliation et de tendresse.
Ils sont une inspiration profonde pour ma vie et m’imprègnent actuellement de toutes leurs significations.

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7.4.06

Mésadaptable


Semaine tirée par les cheveux qui se termine... insomnies, problèmes digestifs, migraine, évènements perturbants au bureau, démarches gouvernementales et bancaires à effectuer avec tout ce que ça comporte de ggrrrrr et de *&?%$#!.
Tout en même temps, assez pour mettre à terre la plus obstinée des têtues!

Je me sens vidée! Ce soir, mon cerveau est à "off". Je suis en état d'absence de volonté, juste envie de rien! à part peut-être quelques morceaux de chocolat et un verre de lait.

C'est parfois exténuant; parce que pour obtenir seulement le juste et le minimum il faut y mettre tant d'énergie: structures bureaucratiques lourdes, hiérarchies débilitantes, services à la clientèle pourris, indifférence des autorités, déresponsabilisation généralisée, syndrome du "jemenfoutisme" exacerbé!


Nous vivons dans des sociétés tellement structurées! La structure est devenue si imposante qu'elle a complètement oubliée pourquoi elle existe. Tout est si compartimenté qu'il est impossible de se remérorer la globalité.

Et puis moi, dans ce monde, je me sens souvent perdue... pas à ma place... mésadaptée et mésadaptable.


Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué. Georges Sand

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3.4.06

Paradoxalement moi

Le blogue, je l'écris d'abord pour moi... parce que je sens le besoin de m'exprimer mais que je n'ai pas envie d'écrire un livre, ni un journal intime, ni autre texte connu ou caché.

Je l'écris aussi parce que dans mes plus grands fantasmes égocentriques, je rêve d'être applaudie, approuvée, aimée ou au contraire rabrouée, contestée, détestée. Je rêve de provoquer une réaction, de secouer certaines idées reçues, de pousser des gens à sortir de leur léthargie, de me forcer à sortir de la mienne.

Pourtant, je ne parle pas de mon blogue à mon entourage... très peu de gens proches de moi sont informés de son existence. Je suis pudique: je ne me dévoile pas complètement aux gens qui m'aiment. Mes questionnements demeurent mon jardin secret. Mon blogue devient une petite porte entrouverte sur mon univers intérieur. Il m'aide à décrouvrir mes propres paradoxes.

Souvent, je me dis qu'un jour peut-être, je n'aurai plus rien à y exprimer.
Peut-être un jour... Tout est possible.

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