INCERTITUDES

Questionnements, recherches et quotidien. Nuages, intempéries et bouillonnements. Sourires, joies et bonheurs.

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Emplacement : Québec, Canada

Je suis le reflet de la perception de mes semblables.

8.6.08

Douce chaleur

Autour de moi toujours présente
Garnie de milles parures
Douce et chaude pour l'âme
Réconfortante et apaisante
Ne possédant pour toit que la sensibilité
D'un coeur tendre

La poésie m'englobe, me traverse
Elle envahit tous mes sens
En y insufflant la plénitude de l'existence

Elle est vie, joie, lumière
Elle est éternelle
Elle connaît toutefois sa fin à chaque instant
Car elle croise sans cesse tous ces êtres déjà morts
Dont je suis bien trop souvent


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4.6.08

Cercle vicieux


Pourquoi ce désir, ce besoin, cette recherche viscérale d'amour sont-ils si puissants et récurant?


Serait-ce uniquement pour satisfaire à des mémoires de nature purement primitives, ou bien alors parce que le seul sens que nous puissions trouver à cette existence n'a de reflet qu'à travers le miroir du regard de l'autre sur nous...



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9.5.08

Question


Si la guerre commence au deuxième coup de poing, la paix elle, commence-t-elle au deuxième câlin?


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4.5.08

Introspection humide

Cette nature qui est mienne. Qui me pousse vert l'isolement, l'introspection, les continuelles remises en question, la révolte de ce qui est. Je suis cela, victime de l'inné, façonnée par l'acquis. Prise dans une enveloppe charnelle et psychique lourde et contraignante. Enchevêtrée dans ces réactions, ces automatismes qui guident mes jours. À trop voir pour me laisser prendre, à trop être aveugle pour saisir. Freinée parce que tellement conditionnée.
S'observer et se trouver nulle mais ne pas pouvoir s'en sortir, patauger dans la boue de l'impuissance. Ne jamais accepter ce que je suis, me révolter contre ce moi. Inutile, échec assuré. Ne pas vouloir utiliser la fuite, désirer faire face, assumer. Réaliser sa propre lâcheté. Se croire forte, imperturbable. Avoir l'impression de n'avoir aucune emprise, aucun contrôle. Être condamnée à exister en voyant les masques, les manèges, les peurs, les faiblesses. Manquer d'air et chercher un petit trou dans la glace pour respirer. Vouloir anesthésier l'expérience pour être comme les autres, savoir que ça ne fonctionnera pas pour soi. Réaliser parler un autre langage, sentir la réticence de la différence. Partir en courant et se trouver mauvaise dans cette scène.

Malgré tout, demeurer sereine. Accepter n'avoir aucune emprise. Accepter les quarante premières années de ma vie. Accepter les quarante prochaines. Accepter ma propre expérience et arrêter maintenant de vouloir me comparer.


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26.2.08

Neutre

Impression de rien

Jours d'hiver

Jours d'existence

En mode automatique

Ou sans mode

Pas de manque

Pas d'overdose

Pas de passion

Sensation de vide

Notion de temps confuse

Notion d'attachement insaisissable.



Au neutre...
Ou happée une fois de plus par l'attente?


...

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6.1.08

Je t'aime...

Trois mots... Mis ensemble pour exprimer à l'autre... quoi?
Mots utilisés impulsivement et sans discernement pour communiquer des sentis divers, confus et entremêlés.
Si souvent, en les disant moi-même, je trouve qu'ils sonnent faux; trop bafoués, usurpés.

Car aimer n'est ni dépendre, ni s'attacher, ni posséder, ni transiger, ni détenir un pouvoir, ni se permettre de commenter ou de dominer.
Aimer est l'absence de tout cela.
Lorsque il y a amour, il ne peut pas y avoir de mot.
Le mot est interprétation. Pour celui qui le prononce comme pour celui qui l'entend, il engendre le processus de la pensée. Il perd son essence. Il risque fort de devenir conditionnel... "si tu m'aimes"... "si tu m'aimais"... "c'est parce que je t'aime"... Pas d'amour ici.

Prendre contact avec l'amour me permettrait sûrement, en tant qu'être humain, de moins dire ces trois mots et de plus les agir dans mon quotidien.


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26.12.07

FÊTES

LA FÊTE NE PEUT COMMENCER QUE LORSQUE LES BESOINS DE BASES SONT COMBLÉS.
ET LORSQUE L'ESPRIT EST LIBÉRÉ DE L'OMNIPRÉSENTE OBSESSION DE SA PROPRE SURVIE.
CAR ÊTRE HUMAIN VIENT AVEC LA CAPACITÉ DE PENSER, ET LA PENSÉE EST PEUR.
LES FÊTES NE SONT DONC JOYEUSES QUE POUR QUELQUES UNS... TRÈS PEU EN RÉALITÉ!

JE SOUHAITE QUE BEAUCOUP DE COEURS S'OUVRENT RÉELLEMENT À LA JOIE DU PARTAGE ET DE L'AMOUR EN CETTE PÉRIODE DE L'ANNÉE.

JE LANCE DE L'AMOUR AU VENT... PUISSE QUELQUES'UNS LE RECEVOIR ET SENTIR PROFONDÉMENT LA PAIX QU'IL PEUT PROCURER!

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30.11.07

Bonheur

Il y a de ces bonheurs dont on ose parler de peur qu'ils n'existent que dans l'imaginaire. De crainte qu'en les disant, ils ne s'effritent ou disparaissent. Encore, que d'illusion créés, ils s'éparpillent au vent du quotidien. De crainte encore qu'en les racontant, ils deviennent immensément banals dans l'oreille de l'autre.

Il y a de ces bonheurs dont on ne parle pas mais dont on saisit chaque seconde sans en attendre rien, sans vouloir y prêter de signification. De ceux-là, émane toute la puissance d'une existence sereine, d'un aujourd'hui sans lendemain. Ils sont pour l'esprit torturé une pause inespérée, inexplicable sursis à la fatalité.



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25.11.07

En titre

L'incertitude...

Ce peut être aussi celle de ne pas savoir,
D'apprécier cet état
Se retrouver devant rien
Devant tout

Le possible
Scénario inexistant
Pièce improvisée
De laquelle émane
Harmonies créatives.


État du petit enfant qui,
pointant un doigt vers le ciel le regard émerveillé,
prononce d'un ton interrogateur: " lune?"


L'incertitude c'est aussi être conscient
Que le savoir est inutile
La connaissance incapable d'expliquer
Et observer tout cela en souriant.

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21.10.07

Relations

Violence psychologique

S'en prendre à l'autre

Souffrance intérieure

Manifestée maladroitement

Par inconscience

Parce qu'aucune autre porte de sortie ne paraît accesible

Infliger une blessure, briser

Pour tenter d'atténuer son propre mal-être

Pauvre vengeance

Qui ne soulage que momentanément

Car la plaie s'ouvre encore plus

Et creuse ses sillons au plus profond de l'être

Jusqu'à ce que le physique écope...

L'autre, blessé, s'est refermé

La confrontation l'afflige

Et provoque en lui, à son tour, désir de vengeance

Si la conscience ne prend pas place

Le cercle des douleurs se perpétue alors sans fin

Jusqu'à la rupture de la relation

Souvent même jusqu'aux armes!

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12.9.07

Deuil


Ce n'est pas le deuil de la trentaine mais plutôt celui de terminer cette décennie en constatant que la période propice à fonder une famille tire à sa fin.

Ce n'est pas le deuil de la vie à deux mais celui de ne pas croiser cette personne avec qui je pourrais laisser s'exprimer toute cette affection qui déborde. C'est celui de ne pouvoir partager des moments de tendresse et de rapprochement.

Ce n'est pas le deuil d'apprendre qu'il en a choisi une autre. C'est plutôt celui de constater qu'encore une fois, mon tour passe et le temps aussi.

"Tu es une fille exeptionnelle comme il s'en fait peu... mais j'en aime un autre." Tant de fois entendue qu'elle sonne maintenant si faux en moi, tout faux.

Au début de la vingtaine, mon copain de l'époque me disait: "Aimer, c'est une décision." mais je n'arrivais à imposer ce vouloir à mes sentiments.

Ce n'est pas le deuil de cette relation qui ne me comblait pas, c'est plutôt celui de constater que sa "recette" a fonctionné. Il est maintenant exactement ce qu'il a "décidé" à l'époque. Je n'ai pas pu prendre ce genre de "décision", c'était contre nature. C'est le coeur qui m'a guidé et mon expérience fût ballotée comme un tout petit voilier sur une mer houleuse.

Non, ce n'est pas le deuil de la trentaine, mais plutôt celui des rêves et des attentes déçus. Mais le besoin d'adhésion aux images est si puissant... et ma sagesse si petite...


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30.7.07

Visualisation

Même si je désire vivre le plus possible au présent;
Même si je me refuse à fixer des buts et des objectifs immuables et à m'y contraindre;
Même si je cherche à éviter de fixer mes énergies dans l'imaginaire et l'irréel.

L'esprit continue régulièrement à s'emporter. Il rêve et tente de créer un avenir où règne la perfection, le bonheur: images complètement préfabriquées par les modèles dans lesquels nous baignons. Le coeur naïf se fait prendre au piège et s'emballe.

Lorsque tout cela m'obsède trop, je m'amuse à imaginer que je fais de la visualisation... une façon de dessiner le futur... recette puisée à la psychologie populaire.

Désir de contrôle sur l'intangible.
Recherche de sens à cette existence qui n'en a dans les faits, aucun.


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4.7.07

Sa réalité


Ignorée parce que discrète
Oubliée parce que timide
Délaissée parce qu'incomprise
Souvent solitaire parce que les bruits l'agressent

Elle est tout de même
Entièrement présente et à l'écoute
Empreinte de toute cette affection
Gonflée de cette tendresse
Qu'elle retient sans cesse
Ne les démontrant que rarement
Car elle sait que plusieurs ne sauront pas
Ni les recevoir, ni les accepter
Dans la gratuité de l'offrandre
Dans la simplicité de la générosité

Leurs coeurs trop durs
Leurs masques trop épais
Ne peuvent plus ressentir
Les empêchent de voir
La gratuité du geste
La simplicité du don

Et elle ne sait pas comment leur permettre
De retrouver ce qu'ils possèdent aussi
Tout autant qu'elle
Mais dont ils ont perdu conscience
Depuis trop longtemps
Qu'ils l'ont presque oublié


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28.6.07

Mon doute

Un doute se crée dans mon esprit en t'entendant clamer sans cesse haut et fort:

" Je suis..
Liberté
Humanité
Sans frontière
Ouverture
Amour..

Entendre tous tes "Je suis" me rebute. Ces affirmations répétées agacent mon oreille. Pourquoi affirmer et quel est ce besoin de convaincre l'autre? Éviter d'être remis en question en affirmant plus fort que lui. Ceci ressemble à l'exercice d'un pouvoir sur son prochain; un peu comme le politicien, le religieux ou le piètre écrivain.

La manifestation de qui l'on est se constate au gré des gestes, des actions portées. Elle n'a pas besoin d'être criée et répétée. Être humain pour moi c'est être faillible, imparfait, parfois incompétent, souvent incohérent. La présence de celui qui veut m'imposer son savoir m'indispose et mon instinct naturel me pousse à m'en éloigner. Lorsque j'entends "Je suis" sortir de ma bouche, je reconnais mon humanité et je mets en doute mes propres mots.

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11.6.07

Phénomène de société


Depuis qu'ils ont découvert Facebook, ils abandonnent MSN....


Ère de l'éphémère, du fast tout, de la recherche aveugle, de l'insatisfaction outrancière.


Comble de ma propre révolte: j'y suis happée.

Piètre pantin, embourbé dans sa verve.

Pâle victime de ce qu'il dénonce avec véhémence!




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30.5.07

Dans quel sens est cette "évolution"?


" La liberté n'est qu'un vain fantôme quand une classe d'hommes peut affamer l'autre impunément. L'égalité n'est qu'un vain fantôme quand le riche, par son monopole, exerce le droit de vie et de mort sur son semblable. La république n'est qu'un vain fantôme quand la contre-révolution s'opère, de jour en jour, par le prix des denrées, auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent pas atteindre sans verser des larmes."

Jacques Roux, Manifeste des enragés, 1793



La planète compte aujourd'hui plus de 1.8 milliard d'êtres humains végétant dans un dénuement extrème, avec moins de 1$ par jour, tandis que 1% des habitants les plus riches gagnent autant d'argent que 57% des personnes les plus pauvres de la terre.

ONU, 2005


La révolte intérieure qui est ressentie lorsque le coeur s'ouvre à cette réalité est tout à fait justifiée. Aucune rationalisation bien pensante ne pourra résoudre ce dilemne. Seule est primordiale la prise de conscience collective de notre extrême barbarie humaine. C'est à partir de cette conscience que l'action juste jaillit de l'endroit même où cette révolte fût sentie. Les armes de cette action ne peuvent ainsi être conçues que de plumes et de pétales de roses...

L'utopie (non-lieu) est ce qui, du plus profond de nous-mêmes, cherche le chemin du bonheur partagé par toute l'humanité.

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18.5.07

Réflexions du vendredi

Promettre c'est souvent décevoir.

Rêver éloigne de l'instant présent pour appaiser quelques souffrances.

Dénigrer les autres est une façon d'éviter de se prendre en main.

Se comparer est une forme de pouvoir que l'on cherche à exercer sur son prochain.

Parler beaucoup est rarement gage d'actions tangibles.

Me fier à ce que l'autre me dit est régulièrement une perte de temps.

Le geste seulement prouve l'affection.

L'action seulement prouve l'engagement.

Ton action me parle tellement plus que ces milles mots prononcés.
Mon amour n'écoute pas tes mots.
Il observe ton regard et tes pas.
Il te choisit dans le silence de l'action.



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22.4.07

Confiance innébranlable

Maintenant que tout est en place et dans la ligne exacte de ce qui a été dessiné, que le tout s'est installé sans heurt, voici qu'Elle se décide à venir chatouiller toutes les facettes ayant inspirés le grand mouvement, pour démontrer, une fois de plus, que c'est Elle qui tient le gouvernail.

Le vent souffle
Le petit matelot s'accroche au mat
Il garde l'oeil vif et le pied ferme
Il n'est ni en réaction, ni non plus résigné
Son attitude est sereine
Car sa confiance en son capitaine est absolue.


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13.3.07

Victime


Surprise de t’apprendre sans cesse...

Ensorcelée par tes chuchotements
Allumée par ta fougue
Maîtrisée par ton étreinte
Dévorée par tes lèvres
Abandonnée à tes mains
Hérissée sous tes doigts
Soumise à tes volontés

Essouflée dans l’emportement
Ruisselante de nos moiteurs
Cambrée dans l’attente
Exaltée par l’explosion
Hilare de satisfaction

Réfugiée

Repue
Recroquevillée
Blottie sur ton coeur
Le nez dans ton pelage
Le moi s'endort tout doucement

Tu me possèdes
Tu es mon maître

Je suis ton esclave
Victime consentante
Objet du moment

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24.2.07

C’est parti!


Je le sentais venir depuis quelques temps déjà
Son énergie se rapprochait de moi
Je l’ai peut-être aidé un peu, mais si peu
Il n’a pas vraiment eu besoin de moi finalement
Pour me présenter ses visées
Semblant prédéterminées

Je le désirais, le rêvais, le visualisais
Et je l’appréhendais aussi
Le voilà qui se pointe maintenant avec véhémence
Comme une grande roue
Dans laquelle je dois monter
Ce partenaire de vie
Qu’il me faut marier
Plutôt que contrer


J’ai déjà fait allusion à ce veil ami ici
Son nom est Mouvement
Et il me côtoie régulièrement

Quatre semaines, trente jours, un mois
Pour tout transformer
Précieux espace temps
Dont il faudra me faire un allié
Car la liste ne cesse de s’allonger
Tous ces détails à ne pas oublier
Afin d'installer ma nouvelle base
À des centaines de kilomètres de l’actuelle
Tout réorganiser, tout planifier
Ne rien négliger

Voilà que le retour de mon vieux copain de route
Apporte avec lui une énergie nouvelle
Que je devrai assurément canaliser
Pour mettre en place les évènements
Car bien de nouveaux défis

Se pointent avec grand empressement!



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